06.33.69.95.12 conseil@sylvaterra.fr

Agroforesterie ?

définition

L’agroforesterie désigne les pratiques, nouvelles ou historiques, associant arbres, cultures et-ou animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champ. Ces pratiques comprennent les systèmes agro-sylvicoles mais aussi sylvo-pastoraux, les pré-vergers (animaux pâturant sous des vergers de fruitiers)...

Atouts de l'agroforesterie

Les parcelles agroforestières représentent un mode de mise en valeur parcellaire distinct des parcelles agricoles et forestières traditionnelles. Elles tirent parti de la complémentarité des arbres et des cultures pour mieux valoriser les ressources du milieu. Il s'agit de pratiques respectueuses de l'environnement, et ayant un intérêt paysager évident. Des formes modernes performantes d'agroforesterie sont possibles, adaptées aux contraintes de la mécanisation. Pour l'exploitant agricole, la parcelle agroforestière reste incluse dans son outil de production, et génère des revenus continus, ce qui n'est pas le cas d'un boisement en plein de terres agricoles.
L'agroforesterie est une pratique parcellaire qui correspond à des logiques d'exploitation agricole favorisant la diversification des activités et une meilleure valorisation des ressources du milieu. 

L'agroforesterie pour tous

Quelle que soit votre mode de production, l'agroforesterie peut apporter une réponse à tous ceux qui souhaitent maximiser les processus agro-écologiques au sein de leurs parcelles : auxiliaires de cultures, biodiversité, fertilité du sol, adaptation au changement climatique, lutte contre l'érosion, production, bien-être animal...

Depuis 2015, toute surface de terre arable, y compris les parcelles agroforestières sont admissibles aux Droits aux Paiements de Bases (DPB) dès lors qu’elles ont une densité de moins de 100 arbres d’essences forestières non fruitières disséminés par hectare. De même, les parcelles agroforestières et les haies sont comptabilisées dans le calcul des Surfaces d'Intérêt Ecologique (SIE).

Apports de l'arbre en milieu agricole

41472

Améliore la production des parcelles en optimisant les ressources du milieu

Cette intensification de la production résulte d’une meilleure utilisation des ressources naturelles du milieu : la lumière, l’eau et les engrais sont prélevés plus efficacement grâce à un étagement des cultures, des systèmes racinaires de profondeurs variées, une occupation du sol permanente…

41472

Restaure la fertilité du sol

Les arbres restituent de la matière organique via les feuilles qui tombent au sol et la décomposition des racines : 40 % de la biomasse d’un arbre retourne au sol chaque année. Les racines structurent aussi le sol, facilitant son activité biologique. Ces apports améliorent donc la fertilité du système.

41472

Améliore les niveaux de biodiversité et reconstituer une trame écologique

La diversité des espèces ligneuses et herbacées améliore la vie du sol où les champignons (mycorhizes) jouent un rôle majeur. Les infrastructures arborées fournissent habitats et nourriture pour un cortège floristique et faunistique important (auxiliaires de cultures - abeilles et autres pollinisateurs, gibier, prédateurs des ravageurs…). Elles participent à la restauration des continuités écologiques à l’échelle des territoires.

41472

Diversifie la production des parcelles

Les arbres permettent de diversifier les services et sources de revenu sur l’exploitation : productions agricoles, bois d’œuvre, bois énergie, fruits, fourrage, litière, paillage…

41472

Garantit la qualité et quantité de l’eau

Véritables filtres, les arbres limitent une partie de la lixiviation des nitrates, réduisant ainsi la pollution des nappes phréatiques. Cette fonction est particulièrement intéressante pour la gestion des zones de captage en eau potable. De plus, les systèmes racinaires des arbres augmentent la réserve utile en eau (exploitable par la plante) des sols, améliorent l’infiltration du ruissellement, limitent l’évaporation du sol…

41472

Stocke du carbone pour lutter contre le changement climatique

99% de la matière solide de l’arbre provient du CO2 atmosphérique : les arbres sont donc d’excellents puits de carbone. Un frêne à maturité séquestre par exemple près de 3kg de C02 par an. Les arbres permettent non seulement d’atténuer les effets du changement climatique mais aussi de s’adapter, puisqu’ils recapitalisent les sols en carbone, source de fertilité.

Source du texte et des images (sauf mention contraire) : Association Française d'Agroforesterie

Fermer le menu